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Concert de Chant Dhrupad

         Ce qui caractérise le genre Dhrupad, c’est la subtilité qui ouvre des espaces d’écoute insoupçonnés, la lenteur qui permet de s’établir dans ces espaces, la structure d’exposition qui résulte de sa nature de rituel sacré et invite les dimensions profondes de l’être à se révéler. 

Le genre Dhrupad est le genre classique le plus ancien de l’Inde du Nord. C’est aussi un genre sacré toujours chanté dans certains temples de l’Inde du Nord. Ce genre a pour origine la cantilation du Sama veda (l’un des quatre livres sacrés de l’Inde), mais aussi le Nâda Yoga (Voie de l’écoute des résonances subtiles).  Son objectif spirituel est Moksha, la libération des surimpositions (agitations) mentales qui empêchent de « reconnaitre » sa véritable nature : la pure conscience. 

Le concert de chant Dhrupad tient donc lieu de performance musicale au sens commun, mais plus profondément c’est un rituel qui a pour objectif de ramener vers la présence à soi.

Le concert se déroule sur 1H00 environ en solo et 1H30 avec les percussions. Le concert consiste en un développement progressif d’un mode musical de l’Inde (Râga) appelé Alaap. Ce développement se décompose en trois phases : Alaap sans tempo apparent, Jhor tempo lent, Jhala tempo rapide.

Ces trois phases de développement permettent de « goûter » pleinement la saveur de chaque élément du Râga, et aussi d’installer un « climat » émotionnel particulier.A la fin de la performance ce climat se résorbe dans le silence et la saveur qui reste est ce que l’on appelle Shanta Râsa : le sentiment de Paix.

Structure musicale d'un concert de Chant Dhrupad

Arnaud Didierjean - Concert chant Dhrupad

Arnaud Didierjean et Ken Malaisé – Composition dans le Raga Multani

 

Ken Malaisé

Batteur de formation depuis son plus jeune âge, il intègre progressivement des formations de musiques actuelles et expérimentales tout en étudiant dans les écoles Agostini de Rouen et de Paris auprès de Philippe Marchesetti et Jacques-François Juskowiak. Il décide par la suite d’approfondir ses connaissances en jazz et musiques afro-cubaines au sein de la fondation Danilo Pérez de Panamá.

En 2013, sentant la nécessité de s’ouvrir à de nouveaux horizons musicaux, il décide de partir en Inde. Il y étudie intensivement les tablas auprès du Maître Sri Sanjay Karandikar à Pune et enrichit sa vision du rythme et de la musique loin des normes et règles harmoniques régissant les musiques occidentales.

En tant qu’artiste invité lors du Festival de Percussions d’Amérique Centrale (FEPECE), il donne des masterclasses dédiées aux tablas et à la musique hindoustanie et accompagne sur scène des musiciens tels que Román Díaz, Luis Carlos Pérez ou encore Oscar Cruz.

A l’heure actuelle, il accompagne des artistes lyonnais dans des styles de musique classique d’Inde du nord comme le Dhrupad ou le Khayal.